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       Euroadtrip

Intro and photos by Thomas Revest
Texte by Gaëtan Vigneron


   Pas plus tard qu'en janvier 2006, je reçois un coup de fil de Lionel m'annonçant qu'il partait pour un road trip à travers l'Europe en été. Pas une ni deux, je commence à me dire qu'il faut absolument que je sois de la partie. Je décide donc de réunir quelques bons potes pour nous accompagner. J'ai toujours rêvé d'aller rouler sur les spots mythiques d'Europe qu'on voit dans les vidéos et dans les capitales de légendes de notre bon vieux continent. C'est pas en restant devant la télé qu'on accomplit ses rêves... Au final, Lionel se retrouve tout seul, mais de mon côté, je réussis à convaincre Gaétan et Camille de venir. Aussi, on décide de partir tous les 4. Heureusement que l'on n'était pas plus car ni la voiture, ni le porte vélo n'aurait tenu le coup! Plus de place du tout. Je pense que ce genre de trip est incroyable car il est fort en émotions, en amitié, en découvertes et en souvenirs. C'est quand on est jeune et inconscient que l'on s'amuse le plus. Ce genre d'aventure, c'est qu'une fois dans la vie!

Montpellier, Dimanche 13 Août 2006

   16h: C'est parti. Je suis enfin dans le train direction PARIS pour rejoindre Thomas. Depuis quelques jours j'étais impatient de commencer ce Road trip. En effet, ça fait déjà un an que notre dernier report sur Montpellier avec Thomas est fini, nous n'avons pas roulé ensemble depuis tout ce temps. Alors, nous avons décidé de faire un reportage Road trip Street en Allemagne en passant par le Luxembourg, la Hollande et la Belgique. Le voyage débuterait à Paris.

   Mais à la grande différence de l'an dernier, nous avons choisi de partir à 4 avec: Lionel (le vidéaste de chromosomes) un streeter d'Ardèche fort en émotion qui représentait avec fierté l'humour de là-bas; Camille un petit jeune d'Auxerre sur-motivé qui malgré son niveau modeste n'hésite pas à tester de gros truc en Parc; et bien sûr Thomas qui nous réserve un nouveau style de riding, où va t'il s'arrêter ?; et enfin moi-même Gaëtan toujours autant heureux de monter sur mon vélo et de partager de bons moments même si je suis un peu dégoûté de commencer le Road trip avec un genoux en vrac (pas très grave mais gênant ) que je me suis ruiné 3 jours auparavant.

   Pour mettre un peu de piment au road trip nous avons décidé d'instaurer un système de points dont je serai le juge. Comptent, dans le système de points, les rails, les ledges, les combos street (ex: rail to bus) et les bons plans, sans faire de distinction avec le niveau de difficulté. Ne sont en revanche pas comptabilisés tous les trucs faits dans les skateparks, même les flair whip to manual to 180°.





France

   17h30: Gare de Lyon Thomas n'est pas là comme il m'avait promis et je commence donc à m'inquiéter et me dirige vers l'accueil. Je le phone, en fait il m'attendait au bout du train-ouf-.
Dommage Paris sous la pluie n'est pas une légende et pour pallier à la tradition il tombe des cordes. Après avoir posé les affaires à l'appartement de la famille de Thomas juste à coté de la Gare, on avait tellement la motivation de monter sur nos bicyclettes qu'on est allé juste faire un petit tour de riding à l'abri sous le parking de la gare.


Thomas sur les sommets de Paris.

Paris

   Réveil décevant il fait un temps de chien, en plus on doit s'organiser pour aller chercher Lionel à la gare à 19h15. Très vite le temps présente quelques éclaircies qui présagent une petite journée tranquille. On était encore loin de se douter que ce temps de chien nous suivrait tout le long du Road trip (franchement, le dérèglement climatique, c'est pas des conneries). Aller Hop sur les vélos il n'y a pas une seconde à perde direction le mythique Bercy, son Parc et ses feebles.

   Grosse désillusion devant les ledges de Bercy qui sont certes assez hauts mais qui ne sont pas aussi gros et dangereux que ce que veulent faire croire les médias. Le sol est trop mouillé on va faire un petit tour au Park. Un des seuls Parc de Paris, bien ridicule pour une ville aussi grosse avec seulement 3 lignes droites sans cesses empruntées par les rollers. Thomas m'a quand même fait rire en faisant de gros tailwhip to tail tap to grosse glissade sur la mini à spine (sol de merde en fer qui glisse même par temps sec). Bref on se casse du parc avec 2 locaux très gentils et très friands de potins, qui nous accompagnent jusqu'au rail juste à coté que Thomas connaissait bien, une routine pour lui. Ce rail bien raide est pourtant bas mais il est chaud parce qu’un curbe suit le rail et si t'es pas légèrement penché tu roules dessus. Je ne cherche pas d’excuses mais en me lançant sur le rail j'évalue mal la hauteur et sors mon bunny hop de compétition, mes roues passent par dessus le rail et l'avant finit du mauvais coté du rail et boum flying facial en bas dans la terre. Je suis un peu sonné mais ça va; j'ai juste cassé mon câble odyssée (réparation 10 minutes par Thomas, accompagnée d'une discution avec des locaux sur les mythes de Paris).

   Direction un rail énorme que Thomas avait repéré après la grande bibliothèque. Arrivé au rail je déconseille à Thomas de l'essayer (il faut toujours le retenir car il est prêt à tout...il voulait aussi faire les rails de la grande bibliothèque avec atterrissage dans les marches et élan à 90°, du suicide) car c'est l'un de ces nouveaux rails tendres qui ne glisse pas. Après quelques hésitations on décide d'aller chercher Lionel à la gare. A peine le temps de prendre les sacs (vive les sacs à roulettes, un sur le dos, l'autre qui suit le vélo) nous revoilà partis direction Auxerre à bord d'un train fantôme qui marche encore à essence, la classe. On avait l'impression d'avoir fait un bon dans le temps merci la SNCF.

   Enfin à Auxerre où le père de Thom vient chercher les sacs. Super accueil les sourires les repas et j'en passe.


Thomas en bunny bus devant la banque fédérale des banques populaires à Paris.

Auxerre

   Pour la première fois du voyage, il faisait un temps splendide, et l'on avait bien l'intention d'en profiter. Après une séance de bricolage (2 heures par jour pour moi!), on s'organise une session water jump dans la rivière : l’ Yonne . Un tremplin "made in home" et une super session cascade fort rafraîchissante. Un peu trop d'émotion pour certains car Lionel après seulement un saut se plaint déjà du froid et préfère parfaire son bronzage. Moi, si impatient de sauter dans l'eau j'en oublie mon paquet de cigarettes qui finit noyé dans ma poche. Après quelques plats et les flips whip de Thomas qui sont loin d'être au point, on décide d'aller streeter direction le vélodrome d'Auxerre.

   Thomas n'avait pas menti : c'était un spot bien insolite. Imaginez des plans-courbes en cercle, le tout dominé par des murets bien hauts. Impossible de résister il fallait que je m'y cale en axel. Mais c'est seulement après acharnement que j'arrive enfin à m'y caler en wall to axel; mais un peu dégoûté de n'avoir pas pu sortir un combos qui compte des points comme axel to fackie, mais je me suis bien poncé le bras sur certains essais. Thomas fait le chaud en ninja drop (il saute le vélo à la main, l'une sur le guidon, l'autre sur la selle et monte dessus en vol) parfait du haut du muret; à noter qu'il le fait à l'endroit le plus raide et la plus haut, environ 7 mètres de courbe!

   Avant d'aller manger on décide de se finir au skate Park local que Thomas connaît sur le bout des doigts, Il paie sa démo, notamment sur le volcano tout neuf qu'il à entièrement construit lui même; Thomas nous y tricote un pull pour l'hiver.

   Après manger, nous sommes épuisés et on décide quand même d'aller voir quelques spots de streets, sous les conseils de Thomas. On s'arrête sous un pont avec un Wall monstrueux près du Géant casino qui est presque impossible vu le peu d'éclairage de nuit et la circulation de jour. Plus loin un rail trop long, trop raide, trop rouge avec un trottoir au début et au bout pour paraphraser Lionel. Bref un rail super dangereux et super dur surtout qu'il est pas très éclairé. C'est pour du Luc Legrand ou Thomas Revest. Et comme on avait Thomas avec nous, il propose de s'y jeter. Mais nous l'arrêtons avant: le road trip n'a pas encore commencé, mieux vaut éviter une blessure. On se finit finalement sur la place de l'arquebuse à Auxerre où l'on roule les tables du marché couvert, à l'américaine. Thomas finira la session par un icepick grind sur un rail de 2 mètres. Mais on lui comptera 0 point , ce qui l'a un peu dégoûté, car la distance règlementaire en ice pick grind sur un rail est de au moins 50 cm et qu'il en a fait que 49.

   La journée débute avec les cloches de la cathédrale. On déjeune et on va au full pipe d'Auxerre (re-baptisé : « le tuyau » par le père de Thomas). Il faut le connaître car il est bien excentré et le chemin n'est pas des plus confortables en voiture.

   La session fut brève et l'on balayera plus que l'on roulera; je tiens à préciser que Thomas nous a montré qu'il connaissait bien les courbes avec des prises de hauteur énormes...et quelques tricks. Thomas fait taper ses pegs sur la contre vert et ça fait un bruit sourd très résonnant dans le tunnel. Après cette session Thomas était sur motivé et nous a amenés à un rail blanc près du Leader Price. Thomas m'a bien calmé: c'est là que j'ai compris que Thomas ne rigole pas et maîtrise maintenant les rails à la perfection. Sans réfléchir il se lance et le rentre du premier coup malgré le vide de plus de 3 mètres de l'autre coté. Un rail de 15 marches sur raide: hyper flippant. Je n'ose pas le dire mais ça promet du gros le long du trip. Juste après, le temps que Lionel aille acheter quelque chose à grignoter, Thomas rentre un bon Wall Gap de parking à parking (3 mètres facile, sans plan incliné). Il nous indique ensuite un collège, juste en face (Denfert Rochereau) où il y a un petit rail et un plan incliné surmonté par des bancs. Après être rentrés sans être invités, on sessionne la cour et je décide de sauter le banc à partir du plan incliné mais après deux essais fort concluants à coté pour voir si cela passe je crève et je me résigne à abandonner. Lionel, quant à lui, s'acharne pour rentrer le rail en montant que Thomas vient de prendre en descente. C'est le rail parfait pour apprendre les rails en montée. Mais au bout de 30 essais qui laissaient prévoir un résultat imminent on se voit expulsés gentiment par le gardien qui nous explique qu'il ne sera pas là ce week end .Dommage on devait repartir le lendemain. Pour finir, la pluie a eu raison de la fin de la session.


Lionel s’acharne sur ce rail en montant. La police aura finalement raison de lui.

   Lionel a tellement rêvé du rail de la veille qu'on décide de lui laisser une deuxième chance et de retourner le matin en douce au collège. Une idée peu judicieuse car toute la police d'Auxerre a débarqué prévenue sûrement par des passants. Faut dire qu'on avait escaladé les grillages pour rentrer et qu'en France c'est un délit!! La police a commencé à nous accuser de cambriolage. Mais on se l'est joué qu'on savait pas du tout de quoi ils parlaient. Ce qui nous a sauvés, c'est qu'ils ne nous ont pas pris sur les lieux du « crime!!!!! »! ah..." et que l'on correspondait pas au signalement vu que Lionel avait perdu sa casquette. Donc, plus de peur que de mal: on a évité de perde inutilement du temps au poste pour leur expliquer notre sport.

   On prépare nos sacs car l'on doit retourner chercher la copine de Thomas à Paris.



Paris

   On passe par Massy et on s'arrête donc au skate Park qui est fort agréable à rouler. C'est le plus gros park à l'ouest de Paris. Les locaux sont sur motivés pour faire bouger le milieu des sports extrêmes (http://theclan.asso.free.fr).

   Après la session on va à la Gare TGV de Massy pour retrouver Hang (la copine asiatique de Thomas). A l'entrée de la gare, il y a un rail légendaire, réputé imprenable: super raide, 15 marches (voir dans le Finest). En effet, il est fait de ces nouveaux fers tendres qui ne glissent pas , mais Thomas « vrai tête de mule » veut absolument le prendre pour être le seul BMXer à l'avoir jamais fait. Il crache dessus et fini par aller chercher du savon à la gare. Rien à faire. Il se met à pleuvoir et Thomas se dit que ça aidera pour glisser. C'est donc sous la pluie que Thomas se tape le rail. Il ne glissera pas bien car le rail est trop tendre et sera contraint d'accrocher les 2 dernières marches. Ce n'est qu'à la fin du road trip qu’il pourra prendre sa revanche et le rentrer avec l'aide de la Wax (c’est une honte d’être condamné à la roller wax attitude pour aller streeter). Il pleut vraiment beaucoup, Hang est là et on décide donc de rentrer: c'est la fin de la session…


Thomas se tape le rail mythique de Massy après l’avoir badigeonné de savon. Bienvenu dans un monde de brutes.

   On décolle pour les ledges du palais de TokyoBob Scerbo a rentré Smith et feeble 180° dans la vidéo Animal. Il est pas très gros comparé à ce qu'on a déjà pu faire. On n’a pas mis nos genouillères que Thomas le rentre presque en axel (il accroche les deux dernières marches 0 points). Sympa pour nous! Au moment où je me motive à l'essayer en rolling, il commence à pleuvoir fort. J' y vais quand même malgré tout. Je patine sur le décollage et je me cale seulement en feeble, mais le léger kink à la fin me fait prendre de la hauteur. Ainsi, sur la réception je glisse sur le coté et je me retrouve les 2 roues en l'air sous les rires de Thomas et de Lionel. On se met à l'abri à coté de la police qui attend sagement que la pluie s'arrête.

   Dès qu'il ne pleut plus on décide d'aller au Trocadéro et à la tour Effel le temps que le sol sèche. Juste en face du musée du quai Branly, on trouve un ledge avec un arbre en face de la sortie, je décide d'avoir ma revanche sur le palais de Tokyo et le rentre en rolling to esquive de l'arbre to arrêt net sur les barrières devant les voitures. Après on pousse Lionel à essayer un ledge légèrement arrondi, ce qui ne lui réussit pas trop puisque malgré nos encouragements il n'arrive qu’ à glisser que de 1 mètre. Il pleut encore une fois et l'on se met à l'abri le temps que Hang nous retrouve pour le reste de la session.

   A la première éclaircie on va dans le quartier de Beaugrenelle où l'on trouve 2 ou 3 trucs sympa dont un ledge à 30 cm au dessus du guidon, assez énorme. Les carreaux qui recouvrent la descente sont plus ou moins arrachés (on verra par la suite que Joe Rich l'a fait pour Cream il y a peu). Après avoir sorti le matos photo, j'ai le coeur qui commence à s'affoler et je le rentre au bout de 3 essais, en arrachant encore un peu du mur (bientôt un spot impossible à prendre: dépêchez vous!). Trop content de l'avoir rentré je fais l'andouille en Yamakasi dans un gap to plan incliné à pied sous les applaudissements d'une horde de touristes chinois : "he's crazy". Ensuite, on va trouver un feeble petit feeble, mais assez haut, près du Mc Do pas très loin. C'est Lionel qui s'y colle pour son 1er ledge du trip! Quelques hésitations tout de même, mais du first try! La session sera clôturée par Thomas qui sessionnera une petite courbe en pavé pendant une heure. Il nous sort tout ce qu'il a - inracontable- : une maîtrise parfaite du tricot: fufanu to ice pick to tail tap to ice pick to 270 ou du ice pick to bus to toothpick to facky ...


Gaëtan nous sort ses talents d’alpiniste. Vive les petits carreaux !


Lionel se dégourdi les pegs en feeble à Beaugrenelle.

   Après manger on commence la journée en allant à Bercy, et encore une fois il se met à pleuvoir et encore une fois on attend que le soleil prenne la place des nuages. Thomas ne tient pas et décide de refaire le rail bleu de Bercy. Mais cette fois il nous fait bus to rail. Méchant combo! Dès que le sol devint praticable on va au ledge de Bercy que Lionel rentre du premier coup dans un style smooth avec tout de même 20 mins de caca avant. Je me demande encore comment il a fait pour glisser aussi lentement sur un spot aussi gros (A-t-il des freins sur ces pegs?). En voyant la partie la plus longue je me questionne sur sa faisabilité, mais il est tout de même dangereux et le Road trip ne faisait que de commencer. J'oublie alors l'idée pour le moment et ensemble nous allons au Rail de la gare d'Austerlitz où nous avions rendez vous avec Hang. En l'attendant Thomas rentre le rail du premier coup malgré la hauteur du rail qui est largement au dessus du guidon (c'est pas un rail d'Américain). Impressionnant le bunny de Thomas, il faudrait qu'il mesure un jour son pop.

   Dès que Hang nous a rejoints, on se dirige vers les bords de la Seine où Thomas avait repéré un rail à vrai dire impressionnant. C’est le moins que l'on peut dire : un rail vert de 50 marches avec 2 virages. Après deux trois tours autour du rail à le regarder dans tous les sens, Thomas énervé par deux racailloux « hey, tu sais faire des roues arrière ? » décide de le garder pour plus tard car le road trip ne faisait que de commencer. Ce n’était pas le moment de se faire mal. (C’est jamais le moment vous me direz).

   On va sur les bords de Seine ou l'on s'éclate sur un plan incliné que Thomas sessionne à fond : tailwhip, 180 bus, suicide... Lionel: gros 180, 180 bus presque rentré full speed et bing, slam...

   L'élan touristique nous envahit : direction la cathédrale Notre Dame, un monument à l’image de la grandeur de Paris, mais la pluie refait des siennes et l'on part s’abriter.

   Le sol à peine sec après une éclaircie, on va au cadran solaire des Halls qui fait une vague idéale à rouler et qui, optionnellement sert à donner l'heure. Une session accompagnée par une foule d'étrangers qui regardent les cascades avec les yeux écarquillés.

   Lionel nous rentre son fameux Ice pick fackie "en street" qui, on m'a dit, lui a valu quelques énervements pour l'apprendre. Thomas assure encore les combos, enfin presque 300 essais de bus to tail tap et de down side ice pick et downside tooth pick qui n'ont pas abouti, sûrement un problème d'horaire. Mais la courbe à 11h00 c'est le top! Fufanu ice pick to fackie, ice pick to toothpick, 360 tailtap to pédal to 270 et j'en passe.

   Exténué je les abandonne pour rentrer à l'appartement; ce qui fut une sage décision car Thomas et Lionel ont essuyé deux échecs. Ils sont allés au rail mythique du finest sur l'avenue de La Bonne Nouvelle qui ne fut pas si bonne que ça car il fallait sortir un bunny hop de « goldorack »; puis ensuite vers la gare de Lyon où Thomas voulait faire un rail to bus: il pose à peine les pegs que le vigile commence à sortir.


Thomas nous paie un bunny de bûcheron pour péter ce rail de la gare d’Austerlitz.

   Après on est allé faire un détour au rail de la gare de Puteaux repéré dans le Finess . "Lionel nous y avait annoncé un feeble et un cross grind ( on attend encore)". Même Thomas ne le fait pas (curieux). On va ensuite rouler à La Défense: le spot incontournable de Paris. Dès notre arrivée je me rends compte de la grosseur du transfert que fait Alcantara dans la Road fool Europe et plus tard Kye Forte en turndown dans l'autre sens. Mais cet énorme spot est l'un des seuls spots vraiment gros et exploitable de La Défense.

   Il nous faudra bien une heure pour trouver le seul spot que l'on roulera, mais ça valait vraiment le coup: un feeble en marbre noir magnifique, jamais roulé. Juste le temps de sortir le matériel photo et de démonter avec nos outils discrètement les lampes qui sont le long du feeble et je le rentre "first try" avec freinage dans le mur en face (Heureusement juste avant un habitant du quartier avait déplacé son scooter de l'endroit même où je me suis arrêté).


Gaëtan en plein baptême de ledge. Un vrai ledge d’homme à La Défense réservé au plus téméraire.


La défense est un parc bien romantique.

   On décide de retourner sur Auxerre, on prend la voiture et l’on rencontre Camille le quatrième rider de l’aventure. On y reste qu’un jour sans rouler à cause du temps, mais Thomas nous montre pas mal de méchants spots. Ca « part » dans la prochaine vidéo sera méchante! Le père de Thomas nous invitera tous au cinéma le soir (merci beaucoup!). Le lendemain: c’est enfin parti! On s'arrête à Troyes pour rouler le nouveau bowl: peu de trucs notables, sauf une bonne chute de Lionel bien marrante et Thomas... énorme 360 sur le volcano d'entrée de jeu (sur sa première ligne, 5 secondes après son entrée: il nous étonnera, nous et surtout les locaux...) et un disaster tout en haut du sub. La pluie nous rattrape et on va direction Luxembourg pour une longue conduite...


Le parc de Troyes sous la pluie.


La pluie sur le parc de Troyes.

Luxembourg

   Encore une fois sous la pluie, nous arrivons, assez tard au Luxembourg. La petite taille de la capitale nous impressionne. On commence à se demander s’ il y a réellement des spots.

   Exténués par la route et l’heure tardive, on essaye de dégoter la carte de la ville à la gare (une pratique qui deviendra plus tard un automatisme) qui a été négociée avec brio par Thomas pour seulement 50cts. Une pause Kebab plus tard et on s’aventure dans la ville pour trouver un endroit où dormir. En arpentant la ville de long en large on se dit que même avec l’humidité la meilleure chose à faire est de dormir dans un champ à l’extérieur.

   Première nuit moite sur l’herbe après avoir créé une véritable forteresse (une pile de vélos encerclée par les deux tentes et la voiture). Ce que l’on ne savait pas c’est que le coin que l’on avait découvert était tellement bien que beaucoup de gens venaient serrer leur Nana là. La nuit on entendait des voitures qui faisaient demi-tour un peu plus haut. C’est au matin que l’on comprit en découvrant le nombre de capotes usagées répandues sur le sol.


Le porte vélo à la limite de la crise cardiaque.

   Le début de la journée a été une suite d’échecs. Tout a commencé par la découverte d’un spot aménagé avec des dalles surélevées de 50 cm par des cagettes de bières. Le spot faisait un élan avec plan incliné et plate-forme à 2 m du sol.

   Lionel, bien décidé à rouler au réveil, caca dans les yeux, s’acharne en 540 tailtap (les paris sur le nombre d'essais fusent: Thomas est sur les 50, moi sur les 10), mais après quelques échecs il fait une chute spectaculaire du haut de la plate-forme (50cm de large) directement sur le dos. Heureusement plus de peur que de mal il est juste un peu sonné: on est mort de rire.

   Direction l’université qui à défaut de spots nous a permis de faire notre toilette dans une fontaine du park non loin de là (les passants et le jardinier nous regardaient avec des yeux plein de reproches.)

   « Il suffit de se baisser pour ramasser des spots » on nous disait, et on a bien failli ne pas y croire jusqu’au moment ou l’on a décidé d’aller voir dans le centre des affaires où l’on a trouvé quelques énormes spots.

   Thomas après le big sandwich américain qu’il a avalé est sur-chaud et suite à la déception du matin il est prêt à rouler n’importe quel spot. Il nous rentre là, juste après le Mac Do un énorme rail de la famille qui ne glisse, pas sans accrocher (bing, dans ta face). Thomas et les rails qui glissent pas, c’est une véritable histoire d’amour. Près de la Commission Européenne on repère quelques bons rails mais dès que Lionel se décide et rentre l’un des rails le gardien nous demande gentiment d’aller ailleurs (au grand regret de Thomas qui voulait se taper un gros rail bien long et bien raide). Faut dire que Lionel avait fait un gros caca devant son petit rail...

   La session se termine par un énorme ledge avec 3 kinks que je rentre après quelques essais où j’ai failli y laisser une cheville. Heureusement j’ai juste laissé une trace de chaussure et mon lacet le long des marches !

   Thomas ne fera pas un gros ledge, juste avant de partir, à notre grand regret, malgré l'avoir bien poussé. Il s'avouera vaincu, quelle humilité!


Gaétan le roi du kink incontesté et indétrônable.


Lionel après un bon caca se décide à prendre ce petit rail : son 1er depuis son opération au genou.


Une pose Mac Donald oblige – qui peut prétendre n’y être jamais allé de sa vie ?


Thomas Revest enchaîne les rails sans réfléchir. Le rail de la commission européenne est désormais dans sa liste.

ALLEMAGNE

Worms

   En se dirigeant vers Darmstadt, Thomas nous parle d'une ville sur notre chemin qu'il connaissait bien pour y avoir travaillé (Worms). Il nous vend tellement bien les spots que l'on ne peut refuser d'y aller.

   Arrivé là bas, un festival de théâtre nous empêche de faire l'un des spots dont Thomas nous avait parlé. Mais il nous montre quand même un good spot : un set de marche, suivi d'un autre set plus grand avec un rail rail. Thomas y rentre un bunny bus par dessus le premier set de marche et enchaîne le rail sur le deuxième set. Lionel lui fait 180 sur le premier set et le rail. Thomas termine la journée par un dernier rail bien haut, d'une dizaine de marches, en face d'une fontaine, presque dans le noir. Personne n'ira le détrôner ce soir: on est crevés!

   Au moment de repartir pour Darmstadt on s'aperçoit que l'on n' avait pas prévu assez de pain pour le barbecue et l'on essaye d'en troquer à l'auberge de jeunesse non loin de là. Lionel n'arrive pas à négocier du pain mais arrive à soutirer une douche gratuite, c'était la meilleure nouvelle de la journée (on lui donnera un point pour ce bon plan). Après en avoir profité, on fait le barbecue en manouche (sur un coin de trottoir) sur une aire d'autoroute juste à coté des camionneurs et nous nous dirigeons vers Darmstadt.



Darmstadt

   Arrivés dans la ville, il est presque 1 heure du mat et en cherchant le Skate-Park, on passe devant un rade que l'on regrettera tout le long du road trip vu le nombre de jolies filles au m² qu'il y avait dans cette ville. On finit la nuit sur le sol en béton 'si confortable'. Au réveil on voulait se laver les dents au parc d'à coté mais on se fait engueuler par le gardien qui venait ouvrir le parc. Il ne voulait rien entendre, on est obligé de plier en vitesse et déplacer la voiture que l'on avait garée sur le skate-park. On retourne faire notre toilette un peu plus tard et rider le skate park.

   Thomas et Camille qui se donnent à fond sous un soleil tapant. Thomas 360 easy sur le spine (en veux tu en voilà: il en fait au moins 50 de suite - ça lui donne pas mal à la tête?-, en normal, trop haut, en décalé, en nose dive, à la commande, bus to 360 tail tap to ice pick to over...), nose tap foot jam trop haut sur le gros wall, fast plan bien strech, Il enchaîne les combos en courbe: whip to tail tap to X-up en replongeant dans la courbe (ben il est où le bus ?). Puis il passe au même endroit un bus to tail tap to no pick foot jam. Enfin, il nous achève tous avec le truc le plus inattendu: un énorme transfer en whip d'un côté à l'autre du parc: rock'n roll. On en parle encore! Camille pour sa part fera un bon transfert en Axel. Bref une session de transferts. C'est un park assez ouf ..(voir la video system)

   L'après-midi on a eu une déception street , en allant au shop " Twenty inch " le vendeur nous dit que le potentiel de cette ville est mort et qu'il faut aller à Franckfurt où se trouve un autre shop plus orienté street avec une vrai scène locale. Le responsable du shop va même jusqu' à appeler l'autre shop pour nous organiser une session là-bas - sympa ces allemands!-.



Frankfurt

   Arrivé là bas, on se dépêche de trouver le shop (carte, repérage, créneau) . On arrive trente minutes avant la fermeture. L'accueil est fort sympathique. Jargo, celui qui remplace le gérant pendant les vacances, nous indique les spots et surtout les riders. Il nous rejoindra plus tard. Camille en profite pour acheter un nouveau cercle pour sa roue arrière qui était dans un piteux état. Après une session bricolage, on retrouve les locaux à leur point de rencontre. Ils nous accueillent et se précipitent pour nous montrer les spots qu'ils roulaient habituellement.

   Pendant la visite, Thomas rentre un rail assez périeux qui finit par un kink, après avoir dû contorsionner un vélo attaché par son antivol dans les marches sous les applaudissements de tous: impressionnant. Lionel nous rentre un feeble sur un petit rail. Rail tellement petit que Lionel ne se rend même pas compte qu'il est trop court pour le prendre en cross: une bonne chute qui nous fera bien rire. Thomas prend un rail rouge en montée et nous le reprend en descente avec une sortie en bunny bus driver, après une bonne dizaine de chutes. Les locaux ont été très sympathiques, un des rideurs dont j'ai oublié le nom maîtrise le freecoaster à la perfection avec des enchaînements fluides assez fous (la mode sans pegs et freecoster hyper light semble être à la mode).

   On prend une photo de Jargo sur un wallride: il a vraiment été cool. On a fini par boire des bières et discuter avec lui pendant une bonne partie de la nuit, puis au final il nous invite chez lui à dormir en négociant avec son colloque. Et sans mentir, ça a été un des plus beau geste du Road trip. On a enfin pu dormir dans un vrai lit avec des vidéos de Bmx: le luxe. Les allemands sont vraiment trop cool ! Vive l'Allemagne.


Jargo Shemale forever. Maybe the most coolest german on earth !

   Le lendemain on échange nos coordonnées pour lui envoyer plus tard les photos du Roadtrip. Après avoir fait les courses, on se dirige vers Cologne. Dans la voiture Camille entreprend de rayonner sa nouvelle roue mais sans succès car les rayons sont trop courts (4 heures quand même).

Cologne

   La route dure plus longtemps que prévu et l'on arrive de justesse avant la fermeture d'un des shops locaux "People Store". Malgré l'heure tardive, les deux responsables ont assuré et nous ont fourni les bons rayons pour monter la roue de Camille et Thomas qui en profite lui aussi pour changer le cercle de sa roue avant.

   Après une nouvelle séance de repérage, on va direct au fameux rail rouge de l'université. Un rail que l' on n'a plus besoin de décrire tellement il apparaît dans les vidéos. Thomas le rentre du premier coup sans même attendre qu'on soit tous arrivés et Lionel le rentre aussi, mais après 10 infructueux essais. Pris dans l'élan, Lionel l'essaye en feeble et nous fait des galipettes. Il finit par le renter au trois quarts. Thomas décide de faire l'autre rail un peu plus long qui est juste à côté et n'arrive pas à glisser jusqu'au bout sans toucher les dernières marches malgré sa bonne volonté (wax à gogo). Après qu'il ait renoncé, il continue la session sur les quarters en brique rouge non loin de là qu'il rentre en IcePick to Fackie juste avant de se faire virer par le gardien.

   Frustrés, on décide de continuer la session encore plus loin sur d'autres quarters mais juste calés, on entend hurler un " Artung ". Ce qui nous décide d'abandonner et de retourner en night session pour admirer la ville "La cathédrale est magnifique" et trouver les spots. Et on finit la session par une chute de Lionel sur un rail "Rural". Il se lance dessus et ne monte pas assez ses pegs et le voilà en bas du rail sur les genoux accompagné par un !!Boum!! qui raisonne dans la nuit. Il se roule par terre et se relève péniblement, son genou lui fait mal, mais après cinq minutes il se remet à pédaler.

   On décide d'aller boire un coup en ville où on rencontre un rideur de VTT, Suisse, assez reloux je dois dire. Après, on galère pour trouver un endroit où dormir, et on se trouve un refuge dans un parking sous un pont, prêt du Jungen Park. On bâtit notre forteresse contre un mur pour protéger les vélos. Mais ce que l'on savait pas c'était qu'on était sur le parking d'une discothèque et qu'une heure plus tard des gars trop bourrés tournaient autour en s'insultant. Il faut passer outre et essayer de dormir.........."Guten morgen" c'est la voix du gardien qui vient gentiment nous avertir que le parking va fermer ses portes et devenir payant à partir de 8 heures. On se déplace alors sur le parking d'à coté pour finir la nuit dans la voiture.


Thomas et sa rencontre avec une célébrité : le rail rouge de l'université de Cologne.

   Je me réveille avec le smile car Thomas m'annonce que Camille a trouvé le moyen de prendre une douche sur le festival juste à coté.

   On part de ce pas avec Lionel pour aller prendre une douche mais l'on doit y aller deux fois car la première on se trompe d'endroit et on se fait virer par la femme de ménage. Après la douche on retourne au shop "People Store" pour qu'ils nous indiquent les spots de la ville sur la carte. Mais comme il pleut on passe la journée au shop et le soir on va au Skate Park indoor.

   Thomas et Camille s'amusent comme des fous. Thomas paiera son wall to whip, quelques wall tap bien haut sur les murs, un hand plan tout en haut du vert quarter ( qui n'a pas laissé indifférent les locaux), le rail du park en over rail et il termine sa session avec un gros downside pegs grind sur toute la longueur du quarter. Après, on décide, d'aller se trouver un endroit à l'abri sous les arbres pour se protéger de la pluie et établir notre campement. Seuls Thomas et moi eurent le courage de monter la tente. Camille et Lionel ont dormi dans la voiture. Faut dire qu'il pleuvait à verse.

   Etant réveillé le premier, j'en profite pour découvrir la forêt en faisant un footing. Après avoir remballé les tentes qui ont pris l'humidité, on retourne en ville pour continuer la suite de la liste des spots que les gérants de People store nous avait indiqués la veille (que l'on a pas pu faire hier à cause de la pluie). Il est seulement 10 heures du matin mais Thomas nous rentre déjà un Icepick grind sur un rail collé à un mur.

   Thomas se lance après sur un feeble arrondi connu car Max Gaertig l'a rentré dans la vidéo WTP. La première tentative de Thomas est assez cocasse car il bunny hop trop haut et le vélo se retrouve en bas tandis que lui glisse sur les fesses le long du muret. Le deuxième essai se termine aussi par une chute et ce n'est qu'au troisième essai qu'il le rentre parfaitement. Parfois, il faut savoir être patient. Faut dire que derrière il y a le vide! Un peu plus loin, on tombe sur un spot à touriste magnifique qui donne sur la cathédrale. Un ledge en kink arrondi qui est trop dangereux à prendre du haut. Je m'aventure alors sur la seconde partie. La grande difficulté est qu'il y a une rigole qui court le long des marches. La première fois je fais une chute bête et décroche sur les dernières marches, m'accroche à la rigole et fais une chute plus ou moins contrôlée. Sans tarder, je le ressaye et le rentre jusqu'au bout.

   Le spot qu'il nous avait indiqué après était semble t-il imprenable, comme le disait le gérant du magasin et que "peut-être Ian Morris l'avait tenté un jour". Dans les faits, une fois devant, le spot parait en effet assez technique. C'était un ledge où il y avait un vide de 10 m de l'autre coté et une barrière qui continuait le mur en bas. Mais le plus dur c'était la réception qui ne permettait pas l'erreur c'était une réception prise entre la barrière et un amas de rochers pointus qui laissaient à peine la place d'un vélo. Pour compliquer la chose, Lionel a décidé de filmer ce couloir. Cela voulait dire qu'il fallait aussi gérer la vitesse à l'arrivée. Pendant qu'on sort le matos photo, la pluie commence à tomber et sans plus tarder je me lance sur le mur et à ma grande surprise ne dévie pas de ma trajectoire.

   Thomas avait raison en me disant que je n'avais aucun souci à me faire car mes réceptions sont toujours droites. Le spot suivant c'est le rail bleu et jaune de l'école que Marcus Wilke rentre dans une de ses interviews dans la 1ère Frame. Thomas et moi le rentrons easy. Thomas le fera même plusieurs fois. L'après-midi on décide de faire un dernier spot mais quel spot: un wall ! Un wall parfait, sous un pont (Steven Lilly dans la linvin'exil). Malgré la prise d'élan très difficile dans la poussière et les cailloux, Thomas arrive à rentrer des walls bien stylés en wall to tobogan et wall to bus, du coup il enchaîne sur le petit hip juste à coté en suicide et bus driver.

   Avant de partir on est allé à la laverie car on commençait à manquer de vêtements de rechange. L'épisode de la laverie fut une barre de rire, on s'est installé comme à la maison. On a sorti le casse croûte et mis nos vêtements dans la machine même le futalle que l'on avait sur nous. On s'est donc retrouvé en caleçon dans la laverie en mangeant, et les passants hallucinaient. Lorsque la machine fut finie on essaya le sèche linge qui n'était d'aucune efficacité. La situation devenait de plus en plus embarrassante, la seule solution était d'étendre le linge dans toute la laverie et attendre qu'il sèche. A 11h00 le propriétaire est arrivé pour fermer la laverie. Quelle surprise : il croyait que l'on s'était fait un squat. On s'empresse de débarrasser les lieux et de charger les affaires encore humides dans la voiture. Les affaires ne sècheront finalement que 2 jours plus tard!


Gaëtan au matin devant le Rhin et la magnifique ville de Cologne.


Qui a dit que Thomas ne tapait pas de ledge ? Les mauvaises langues sans doute ! Thomas Revest vs. Max Gaertig.


Gaëtan nous montre ses talents.


Gaëtan nous montre ses talents sous un autre angle.


Le rail bleu et jaune version Thomas.


Le rail bleu et jaune version Gaëtan.

Gaëtan aime les ledge vierge et pour ça il est prêt à taper l'impossible.


le wall et sa face cachée.

   Cologne fut pour ma part une des meilleurs villes que l'on ait ridée lors du Road Trip autant au niveau des spots que la beauté de la ville.

Düsseldof

   En début de soirée on se dirige vers Düsseldoft et sa fameuse Université remplie de courbes. On arrive vers 00h00 à Düsseldoft mais en cherchant l'université on se perd et on se retrouve au centre ville au beau milieu d'une masse de fétards et de bars plus guillerets les uns que les autres. Ce n'est pas une légende, les Allemands savent faire la fête. On ne pouvait pas passer à coté de ça, il fallait absolument que l'on y retourne dès que l'on aurait trouvé l'université. On s'enfonce péniblement pour enfin trouver une sortie et rejoindre l'université mais en vain. On finit sur un cul de sac et l'on est obligé de faire demi tour après avoir demandé notre chemin à la Police. On s'éloigne alors de plus en plus du centre et l'on se demande comment on va faire pour y retourner surtout qu'il faut que quelqu'un garde les vélos. Arrivé là-bas, Thomas exténué se propose de garder les vélos et d'installer le campement pendant que l'on va faire la fête en ville.

   On prend alors avec Camille et Lionel le dernier tram direction le centre où l'on écume les bars à coup de pintes énormes et vraiment pas chères comparées à la France. Lionel arrive presque à se faire une gonzesse, mais non...Le retour fut galérien car l'on était un peu éméché et premier bus était à 5 heures mais on s'est bien fartés à l'arrêt de bus à essayer de communiquer avec la population. Pour l'anecdote, Lionel se fit draguer par une Espagnole et en parla pendant le reste du road trip. Encore un regret pour lui. On arrive enfin à l'université exténué à 6h30. Thomas avait monté sa tente sur un parking. Sans faire un pli on monte l'autre et on s'endort directe.

   Il est 11h00 et je me réveille la tête dans le cul. Thomas avait déjà profité des rayons de soleil pour étendre ses vêtements lavés la veille et faire un footing où il a repéré dans l'un des bâtiments des toilettes munies de lavabos. On décide alors d'y faire un brin de toilettes discret.

   Pendant que j'étends mes affaires, Thomas est parti repérer les spots et Lionel et Camille vont se laver. Une grosse averse se mit à mouiller toutes les affaires. Tout seul, je les rentre en vrac dans la voiture, Ils arrivent en panique et on attend la fin de la pluie, un peu dégoûtés de ne pas pouvoir rouler. Dès qu' apparaît une nouvelle éclaircie, on se précipite sur le quarter en brique rouge. Thomas y fait un bus en aérial, un tail tap to bus, des Toothpick bien longs à l'endroit où c'est le plus raide et d'autres variantes de sa gamme.

   Son dernier tricks sera oposite fufanu to pedal to 270 to manual to 180. Lionel fera des ice pick. Moi je fais un petit enchaînement avec un gap en 180, suivi d'un aérial Xup et d'une tentative lamentable de 180 au dessus d'un parc à vélo. La pluie nous empêche de rouler plus et on décide de bouger en Hollande à Amsterdam. Sur la route on aperçoit tulipes et moulins... Thomas avouera avoir adoré ce spot et regrette de ne pas y être resté plus longtemps.


Qui n'aime pas les briques rouges n'a rien à faire à Düsseldorf. Thomas fufanu on the most famous street quarter in the world.


Triple carve synchro.


Thomas est le tooth pick master et nous le prouve sur la partie la plus raide.

HOLLANDE

Amsterdam

   En arrivant à Amsterdam, juste à l'entrée on se retrouve par hasard nez à nez avec une énorme structure que l'on avait vue en photo sur Fatbmx.com (road trip carhartt). Cette structure comme je vous laisse en juger d'après les photos est hallucinante tant on dirait qu'elle a été prévue pour les vélos. Thomas la baptise en montant à des hauteurs démesurées sans pour autant faire le transfert: peut-être la prochaine fois. La structure est légèrement penchée sur la droite et ce n'est pas de son côté.

   La suite de notre visite à Amsterdam n'a été qu'une suite de déceptions. La ville est plate et le bowl est tout petit et mal foutu. La seule chose que l'on y trouve c'est du vice. On abandonne les vélos pour faire un tour dans le " Quartier Rouge " là où les prostituées sont en vitrine. Au début c'est assez fun, tu mattes mais très vite tu te sens mal à l'aise, tu te rends compte que la situation est malsaine et tu culpabilises pour ces "pauvres" filles qui vendent leur dignité. On finit la soirée au coffee shop après avoir cherché un distributeur partout "pour une ville qui manipule tant de fric c'est assez dur de trouver une banque".


Même pas en rêve ! Le spot le plus fou à rouler. Thomas en route vers le ciel.


Même spot, en couleur.


Si tu cherches des spots pour rider à Amsterdam, il y en plein, mais pas sur le vélo...

La Hayes

   On arrive dans la soirée à la Hayes et l'on met un temps fou à trouver le skate-park. En plus, impossible de trouver celui qu'on voulait: merci aux sites web qui donnent des mauvaises infos! On devait trouver un truc du style Burnside ou FDR et on trouve à la place une merde. On s'installe alors sur le skate park, pour dormir, on monte les tentes et l'on se repose sous la bénédiction du gardien du festival d'à coté.

   Pendant la nuit il se met à pleuvoir et le matin on a droit à un réveil catastrophe sous la pluie. Le vent avait détaché le capuchon de la tente et 1cm d'eau s'est infiltré par ce trou. On commence vraiment à craquer: la pluie semble nous poursuivre comme une malédiction, nos vêtements sont mouillés et la voiture commence à devenir une véritable infection (les protections et l'odeur des vêtements mouillés deviennent insoutenables). La déception et la fatigue se ressentent dans nos visages. On commence à vraiment vouloir dormir au sec.

   Directement après ce réveil abominable, nous quittons la Hollande en étant vraiment déçus par beaucoup de choses. La Belgique qui est la prochaine étape nous redonne encore l'espoir de pouvoir rouler au sec.

BELGIQUE

St Nicklass

   Malgré le temps maussade, on a l'espoir d'aller rider au fameux skate park couvert de la ville. C'est dans un coin paumé, on doute alors de l'existence d'un tel park. Après quelques renseignements auprès de la populasse (qui parle pour la plus par en flamant et le peu qui parle en français ont un accent à couper au couteau) on finit par trouver le park.

   Quelle déception quand on voit qu'il est fermé le lundi et que justement c'est lundi. On est obligé de se rabattre sur le park extérieur assez nul qui nous amuse 5 mns avant l'arrivée de la pluie. Thomas rentre un wall tap sur le mur contre la mini: pas mal pour lui, mais incroyable pour les skaters! Puis il fera un carving wall sur un quarteur (mou) presque collé à un mur. Très difficile à rouler. Lionel et moi déçus du park sommes impatients d'aller streeter à Bruxelle, pour devancer les nuages. Thomas se fait gronder...


Thomas en wall slap sur le mur de la mini à St Nicklass pour impressionner les skaters.


Thomas wallride bizarre en Belgique.

Bruxelles

   Bruxelles est une ville sur une butte : idéale pour se promener à vélo !. A peine arrivés, une averse vient tremper les spots. S'en est trop, la malchance nous suit. D'un accord commun, on décide de retourner en FRANCE à Paris. Mais il est évident qu'il y a des spots à rouler.

FRANCE

   Lionel est resté une semaine à Paris où l'on a pu profiter enfin, d'un temps clément.Pendant cette période, on est allé rouler et bien sûr, on a fait la fête pour décompresser en profitant de la nuit parisienne accompagnés par notre guide Alice (merci au bar de Pierrot pour son rhum).

Bercy

   On est allé filmer le Ledge de Bercy que Thomas rentre du premier coup en feeble, puis se prendra une bonne chute en axel. J'en profite pour faire l'idiot dans le plan incliné en herbe juste à coté et le dévale sur le cul.


Thomas rentre le ledge légendaire de Bercy.

Palais de Tokyo

   On est retourné au Palais de Tokyo pour avoir ma revanche sur les ledges. Arrivé là-bas il y avait une flaque énorme que l'on écope grace à une raclette que l'on empreinte au café à coté. J'ai pu avoir ma revanche en feeble puis en rolling où j'ai failli perdre ma virilité. Thomas le re-essaye en Axel et n'arrive toujours pas à prendre le petit Kink de fin et accroche les deux dernières marches. Il n'insiste pas: après tous les ledges et rails qu'il s'est tapés, il n'est pas à un près! Lionel se decide enfin à l'essayer et nous fait des chutes mythiques sur le cul.


Gaëtan brise le mythe du palais Tokyo.

Versailles

   Thomas nous rentrera les 2 rails de Versailles: celui de la gare rive droite (pas jusqu'au bout, il est super long!) et un autre bien haut, "first try" pour changer. Il hésite à prendre un gros rail en virage(90°) de 20 marches à La Celle St Cloud, mais il ne se sent pas.


Thomas sur rail à Versailles bien haut.


Chercher l'erreur. Thomas sur un rail vert à Montpellier.

Boulogne-Billancourt

   Un quartier peuplé de racailles, ce qui ne nous empêche pas de rouler. Thomas fait un icepick to over sur un spot bien street , puis, nous amène sur un spot de malade un ledge en kink assez haut. Le matos à peine sorti, et mon assurance trouvée, la sécurité arrive et nous chasse des lieux. Blasés on choisit alors d'aller sur un autre feeble en kink qui se révéla plus dur que prévu. En effet sur le kink il y avait un bac à fleurs qui nous oblige à être précis et la prise d'élan en pavé était déstabilisante. Pour vous dire Lionel n'a fait que de la merde, et moi aussi dans mes trois premiers essais. Mais je rentre presque le troisième : je n'accroche que les deux dernières marches. Thomas lui, ne le fait pas car il l'avait déjà passé en pedal grind quelques semaines plus tôt.


Gaëtan sur un legde à kink en baisse de forme.


Thomas en pedal grind sur le même ledge en pleine forme.

Massy

   Thomas nous rentre enfin le rail de la gare TGV jusqu'au bout grâce à la wax et peut enfin avoir sa revanche. Il lui faut quand même 3 essais pour le rentrer parfaitement. Je l'incite alors à recommencer pour un 5ème essai pour les besoins d'une photo de plus, ce que je regretterai par la suite car Thomas avait pris de l'assurance et fait un 180 juste avant de se jeter sur le rail. Se sera la chute la plus mémorable et la plus effrayante du road trip : il ne monte pas assez haut, accroche son peg arrière sur le montant et chute la tête la première tout en bas du rail. Le trou noir! Il perd connaissance quelques instants et se réveillera avec une bosse énorme sur la tête. Il nous a fait vraiment peur!


Le rail de Massy et notre crew en pleine méditation.


Wax wax wax. Thomas en a même mis sous ses pegs pour être sûr de glisser.


Thomas a failli mourir sur ce rail à cause Gaëtan. Il a du le refaire 4 fois de suite pour avoir une bonne photo. La 5ème était de trop... ! Thomas pète le rail de la gare TGV de Massy : 4ème prise.

The end of the session

   Je suis parti une semaine après Lionel pour visiter les musées et voir ma famille et l'on a continué a faire deux trois sessions dont une à Cergy Pontoise où Thomas fait un gros Gap du haut d'un pont dans un plan incliné. La photo ne montre pas vraiment le niveau de la difficulté... Pas de chaîne, une largueur de 50 cm entre le vide et la rambarde du pont, des voitures qui passent à 100km/h à l'arrivée et j'en passe.

   Sur le retour, Thomas s'arrête à Nanterre. On tombe sur l'Hôtel de ville et Thomas décide de péter le gros rail bien long: 29 marches! First try, parfait! Je n'ose pas le faire: le bnnuy hop est très haut...

   En revanche, je ferai le ledge de la mairie de Reuil Malmaison: 2 kinks après une dizaine d'essais. Mais c'était à l'endroit où personne ne l'avait encore fait...SVP!


Thomas en no foot cancan ninja sur le hip du nouveau bowl de Melun


A Melun, ils ont trouvé le moyen de mettre des rails qui ne glissent pas dans le skatepark. Thomas en handplan invert dans le bowl.


Gaëtan passe là où personne n'est encore passé. Un ledge soi-disant trop facile pour mériter d'être fait : 10 essais tout de même pour le rentrer. Gaëtan en campagne à la mairie de Nanterre.


Thomas fait un gap que personne n'avait osé faire jusqu'à présent avec, pour simplifier le tout, sa chaîne cassée. Gap à Cergy Pontoise du haut du pont de la fac dans un couloir de 40 centimètres.


A défaut d'avoir trouvé les quarters en brique de la mairie de Nanterre, Thomas se fait le rail de la mairie : 29 marches, first try, en touchant les plantes avec le bras à la sortie ! Sa copine est surprise et lui sort un : " quoi ! c'est tout ? ". Comme quoi, les gens sont vite désabusés...

   Ça y est c'est la fin du road trip. Je voulais dire à tous les participants que ce fut encore une formidable aventure entre potes..... À bientôt pour une nouvelle session.

Remerciements

   A Jargo, aux riders de Franckfort à People Store, Twenty Inch, et ceux qui nous permis de prendre des douches. Merci encore aux parents de Thomas pour l'accueil à Auxerre et Paris, Alice sa soeur pour nous avoir supportés pendant 3 semaines et bien sûr à Thomas qui est plus ou moins l'organisateur et conducteur de ce Road trip.

   A l'année prochaine dans le SUD de l'Europe (loin de la pluie) .On vous incite à prendre contact avec nous si vous êtes partant pour partager une telle aventure...............

   Merci encore à tous ceux qui nous supportent dans notre sport et à tous ceux que l'on aime et qui nous soutiennent.

   Merci à DataBmx et Francois de nous permettre de diffuser et partager notre expérience.

   Merci au porte vélo qui ne s'est pas cassé!


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